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NPK ou la trilogie chimique

Lougris qui rêve

 

 

NPK ou la trilogie chimique

 

JM Pelt 01 001

 

 

Les dons précieux de la nature

 

JM Pelt

page 97, 98 et 99 

édition J'ai lu

 

 

… le chimiste allemand Justus von Liebig a le mérite d'avoir montré que certaines plantes mobilisent les micro-organismes dans leur système racinaire pour fixer l'azote de l'air sous forme de nitrates. D'où l'idée d'« aider la nature » en fournissant à la plante de précieux engrais minéraux, les nitrates (N) précisément, mais aussi les phosphates (P) et les potassium (K). D'où, on l'a vu, la fameuse équation NPK, base de l'agriculture chimique.

 

Au fur et à mesure que les quantités d'engrais minéraux et de pesticides utilisés s'accroissait, le sol était de plus en plus perçu comme un substrat inerte, dénué de vie.

 

Peu importe que l'on perde en moyenne une tonne de sol par hectare et par an si , in fine, le sol ne sert plus à rien, comme en témoigne le développement des cultures sans sol où les plantes sont exclusivement nourries par des apports chimiques! Qu'importe alors que la Beauce ait perdu 30% des matières organiques de ses sols

 

La première guerre mondiale avait vu l'Allemagne se doter d'importantes usines chimiques fabriquant les nitrates indispensables à la fabrication des bombes. Après la guerre, ces usines furent reconverties et continuèrent à fabriquer des nitrates, mais destinés à l'agriculture. Les quantités utilisées ne cessèrent de croître. Alors qu'au début les moyennes utilisées varient entre 20 et 30 kilo d'azote à l'hectare, on est aujourd'hui parfois passé à plus de 200 kilos ! Les rendements évoluèrent parallèlement, pour atteindre 80 à 100 quintaux de blé à l'hectare. Mais en centrant les amendements sur le complexe NPK, on néglige les 28 autres éléments du sol dont la plante a besoin. Carencée en ces éléments, elle se fragilise, perd ses moyens de défenses, son immunité, ce qui favorise le développement des parasites. Du coup, les agriculteurs traitent toujours plus! Et plus grands sont les espaces cultivés en monoculture, plus fragiles sont les plantes, et plus les parasites prolifèrent, sans doute stimulés par les émanations massives de molécules, attractives pour eu, émanant de ces grandes surfaces homogènes. Et il faut donc de plus en plus de pesticides mortels – comme l'indique le suffixe « cide » - pour les insectes et les plantes sauvages, cercle vicieux qu'évitent les agriculteurs biologiques en pratiquant la polyculture et la rotation de cultures, ce qui limite les envahissements parasitaires.

 

Il convient d'entendre, sur ces thèmes, les propos fondés sur une belle expérience de l'agriculture durable par des agriculteurs de pointe comme Claude Bourguignon, apôtre de la microbiologie des sols, Philippe Desbrosses, de la ferme Sainte-Marthe en Sologne, entièrement bio, André Pochon, pourfendeur du tout maïs et adepte des vaches à l'herbe, ou Pierre Rahbi, qui obtient sur les terres arides de l'Ardèche de brillants résultats en bio, qu'il développe aussi en Afrique subsaharienne.

 

Toute les évaluations récentes montrent que cette agriculture « tout-chimique » a une fin, car les courbes de production cessent de progresser alors même que la consommation d'intrants chimiques se maintient à des niveaux très élevés. Sans doute va-t-on devoir payer les conséquences du mépris dans lequel on a tenu le rôle biologique des micro-organismes du sol, et c'est ici que réapparaît la notion de biodiversité : un sol est d'autant plus fertile qu'il possède des populations nombreuses et variées de bactéries, de microchampignons et de microfaunes, assurant son équilibre biologique. Dans une empreinte de pas sur un sol forestier, on dénombre 2 à 3 millions d'animaux unicellulaires, 2000 à 5000 microarthropodes (collemboles, acariens …), 20 000 vers némapodes, 6 vers de terre, 1 mollusque, 1 araignée, 1 cloporte ...

 

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des liens utiles

 

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Mon commentaire

 La "chimie" revient sans cesse dans notre société "moderne". Elle se concentre dans l'agriculture intensive dont on voit les limites dans le texte précédent. Elle se concentre aussi dans la fabrication des médicaments. Ce qui nous suggèrerait bien la réflexion suivante : la chime nous soigne après nous avoir rendu malade! En effet ne sont-ce pas les mêmes industries qui fabriquent à la fois les produits chimiques nécessaires à la fabrication des bombes mais également des pesticides, des engrais et enfin des médicaments!

On croyait que les consortiums industriels de la chimie qui servirent le nazisme avaient été démantelés après la défaite de l'Allemagne en 1945. Mais si on y regarde à deux fois la "chimie" s'est reconvertie après "Nuremberg"! 

 

Le capitalisme est une hydre,

il a plusieurs têtes qui repoussent quand on les coupe.

N'est-il pas!

 

 

Et à quoi va bien encore servir toute la manne financière qui a été encore accumulée  depuis! Quels autres "Illuminatis" se cachent encore derrière tout ça, pas prêt à lâcher le morceau. Car il y a beaucoup d'espoir dans l'agriculture Bio, et beaucoup de lobbies capitalistes qui lui font de croche-pieds. C'est à nous tous de comprendre et d'agir, ne serait-ce qu'en s'imprégnant de la réalité des progrès du bio mis en évidence par le livre de JM Pelt : les dons de la nature.



 

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