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Les sauterelles capitalisusiennes ont vampirisé l'Amérique - l'hégémonie anglosaxonne

Lougris qui rêve

        

SOUVIENS TOI !

Une histoire du racisme anglosaxon

 et un massacre contre les métis et les francophones

 

Les sauterelles capitalisusiennes ont vampirisé l'Amérique

 

ou

l'histoire actuelle du libéralisme eugéniste , élytiste et expansionniste

issu d'une caste libérale

originaire d'une mouvance Orangiste

qui a fait du monde entier un territoire à conquérir

ou mieux

un territoire à asservir .

 

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programme de l'article

 

une ville américaine en faillite - Le Figaro.fr et La Tribune

 

mon analyse - Les sauterelles

 

L'Ordre d'Orange et les Orangistes au Canada

un métis Louis Riel

 

génèse des relations

entre le monde musulman et l'oligarchie euro-mondialiste - Mécapolis

 

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Article premier 

vu sur

 

Le-figaro-logo-01.JPG

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/13/97002-20111013FILWWW00394-une-ville-americaine-en-faillite.php

 

Une ville américaine en faillite

 

Aux États-Unis comme en France, les villes et collectivités territoriales sont touchées de plein fouet par des déficits record. La ville américaine de Harrisburg, la capitale de l'État de Pennsylvanie, a été déclaré en cessation de paiements. Le conseil municipal de la capitale de l'Etat de Pennsylvanie (Est) a en effet voté mardi pour prendre cette mesure. «C'est le seul choix plausible en vue d'un rétablissement de long terme pour notre ville», a affirmé son comptable, Dan Miller. Mais la cessation de paiements «est vraiment le dernier recours», explique James Spiotto, avocat spécialiste du sujet.

Pour pouvoir forcer ses créanciers à négocier un rééchelonnement de sa dette, la Ville doit faire valider cette cessation de paiements devant un tribunal fédéral, ce qui n'est pas gagné selon le directeur de la Commission des collectivités locales de Pennsylvanie, Mike Gasparre.

Les difficultés financières de Harrisburg proviennent du gouffre financier qu'est devenu au fil des ans un incinérateur à ordures rénové à grands frais en 2003, et qui a accumulé les problèmes techniques depuis.

Projets ratés et montages financiers risqués à l'origine des déboires

Les projets ratés et les montages financiers risqués sont la cause la plus fréquente des banqueroutes de collectivités locales.

En septembre, le comté de Jefferson dans l'Alabama (Sud), 650.000 habitants, a fini par résoudre, grâce à un accord avec ses créanciers, une crise née du mécanisme complexe de financement de son système de traitement des eaux usées.
Le comté envisageait aussi une cessation de paiements, qui aurait été la plus grande depuis que les Etats-Unis les ont autorisées aux collectivités locales en 1994. L'accord portait sur une dette de 3,1 milliards de dollars, dix fois supérieure à celle de Harrisburg.

Depuis 1980, seules trois grandes collectivités ont réussi à mener à bien le processus long et coûteux de la cessation de paiement devant les tribunaux. L'affaire la plus célèbre a été celle du comté d'Orange en Californie (Ouest), contraint à cette extrémité en 1994 après des montages financiers risqués de son trésorier Robert Citron sur les taux d'intérêt. Il avait été condamné à de la prison ferme.

Les collectivités font face

Malgré la crise économique actuelle et des situations très tendues pour leurs budgets, les collectivités ont globalement réussi à faire face, au prix de sacrifices énormes. L'Etat du New Jersey (Nord-Est) était largement considéré comme voué à la banqueroute à l'époque de la récession, après des années de gestion déficiente. Il l'a évitée en augmentant des impôts déjà élevés et en appliquant une rigueur implacable dans tous les domaines, y compris l'éducation et la police.

Par ailleurs, le marché de la dette des Etats et collectivités locales (les "munis") se porte plutôt bien. Il a connu un début d'année difficile, avec la fin d'un programme de subventions fédérales ("Build America Bonds") et la prédiction d'une célèbre analyste financière de Wall Street, Meredith Whitney, qui entrevoyait en décembre "cinquante à cent" défauts de paiement de ces collectivités en 2011, portant sur "des centaines de milliards de dollars" de dette.

On est en fait loin du compte. Certes, selon un décompte de Bond Buyer, un quotidien spécialisé, l'année 2011 devrait être loin du volume record d'émissions de 2010 (433,2 milliards de dollars pour les titres de 13 mois et plus). Sur les neuf premiers mois de l'année, ce montant a chuté de plus d'un tiers par rapport à un an plus tôt. Mais les taux d'intérêt pour les emprunteurs ont été avantageux, à faire pâlir d'envie la plupart des pays de la zone euro. Depuis avril, les rendements des obligations municipales à vingt ans se maintiennent en moyenne sous 5%, avec des pointes sous les 4% en août et septembre.

LIRE AUSSI :
»Des milliers de communes françaises surendettées
»Prêts toxiques : Bartolone veut faire payer les banques

 

Article deuxiéme

vu sur internet

Tribune-logo-01.JPG

La capitale de la Pennsylvanie, Harrisburg, réfléchit à se placer sous le chapitre 9 des faillites, réservé aux municipalités. Comme d'autres, elle ploie sous les dettes.

Déjà mis à l'index dans les années 2000 par l'EPA - l'Agence environnementale américaine - pour ses émissions de dioxine, voici que l'incinérateur d'Harrisburg, la capitale (47.000 habitants) de l'État de
Pennsylvanie, dans le nord-est des États-Unis, pourrait précipiter la ville vers la faillite. La municipalité garantit en effet la dette contractée par l'usine d'incinération, rénovée en 2004, soit un total de 288 millions de dollars, et doit en conséquence en assurer le service (remboursement du principal et paiement des intérêts). En 2010, ce sont quelque 70 millions de dollars que la ville devra rembourser. Une somme qui s'ajoute à ses autres obligations. Sur les cinq années qui viennent, le poids total de la dette municipale d'Harrisburg devrait ainsi s'élever à 164 millions de dollars, dont 144,8 millions pour le seul incinérateur ! Mais comment payer alors que les rentrées fiscales sont en chute libre, en raison de la crise économique qui frappe sévèrement cet État à l'industrie vieillissante ? Seule solution, selon le contrôleur financier de la ville, Dan Miller : se placer sous la protection du chapitre 9 des faillites.

Dans le sillage de la crise de 1929

Comme le chapitre 11 pour les entreprises, le chapitre 9, destiné exclusivement aux municipalités et adopté dans le sillage de la crise de 1929, leur permet de restructurer leurs dettes auprès des créanciers, autorisant même les villes à revoir les pensions des fonctionnaires ou leurs contrats de travail. Si le maire d'Harrisburg se refuse pour l'instant à écouter les sirènes de la procédure de faillite, la ville ne serait pas la première à l'utiliser, même si c'est assez rare. L'exemple le plus célèbre est celui du comté d'Orange, en Californie, qui a opté pour cette solution en 1994, après avoir investi sur les marchés de dérivés et perdu 1,6 million de dollars...

279 collectivités locales dégradées

Plus récemment, en 2008, la ville de Vallejo, également en Californie, a dû y recourir, faute de pouvoir faire face à ses obligations en matière de pensions. Même chose pour Prichard, une petite bourgade d'Alabama, en 1999 : elle était incapable de payer les retraites, augmentées, qui plus est, sur décision de l'État. D'autres ont vu leurs comptes plombés par la perte d'un procès, l'impossibilité de lever des fonds sous forme de contraventions au Code de la route, ou encore, dans le cas de Washington Park, dans l'Illinois, en 2009, parce qu'une cour avait déclaré inconstitutionnelle sa volonté de taxer les bars « topless » sur son territoire...

Toujours est-il qu'entre la faiblesse des rentrées fiscales et l'alourdissement des dépenses, dus dans les deux cas à la crise économique, les municipalités américaines souffrent, d'autant qu'elles rechignent souvent, à l'inverse des entreprises, à licencier leurs salariés, policiers, professeurs ou pompiers. Du coup, leurs capacités de remboursement sont de plus en plus mises en doute par les agences de notation. En 2009, l'agence Moody's a dégradé la note des obligations municipales, les muni bonds (dont le marché s'élève au total à quelque 2.800 milliards de dollars), à un rythme jamais vu depuis deux ans. La note de la dette de 279 collectivités locales, dont la Californie, l'Illinois et l'Arizona, de même que celle de nombreuses municipalités a ainsi été réduite, contre 81 seulement en 2008. Sur la même période, les États ont vu leurs rentrées d'argent baisser comme jamais depuis quarante-six ans, selon les indications du Nelson Rockefeller Institute of Government. Et Moody's estime que les dégradations de dettes municipales et d'État devraient se poursuivre cette année...

Lysiane J. Baudu     

 

Regardez bien les mots écrit en noir

dans le texte ci-dessus et faites le lien ...

 

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 Mon analyse

Reflexion première

      Les sauterelles

Quand on lit le premier article de LEFIGARO.FR , on se dit bien que les problèmes financiers de la ville d'Harrisburg sont le résultat d'une mauvaise gestion d'un incinérateur ! Mais quand on lit le deuxième article sur LA TRIBUNE  , on s'aperçoit que moulte villes américaines des USA sont en faillite effectives ou programmées . On lit dans le deuxième article que 279 municipalités des USA sont dans le même cas de délabrement . Et tout cela issu de la crise financière de 2007 ! On sait donc maintenant que le pouvoir mondialusien américain ne s'est pas contenté de ruiner le monde mais a aussi ruiné son propre peuple . L'idée est de créer un déséquilibre pour mieux en exploiter la récupération . Ca s'appelle la crise ! C'est comme les sauterelles , une fois une contrée dévastée on s'envole vers une autre et ainsi de suite . Le tour de magie est de faire croire que tout est inéluctable ! Nous allons montrer quels sont les artisans de cette politique que l'on veut nous faire attribuer au hasard . Partout on observe ce que l'on désigne naïvement par des mots tout venant imposées par des médias coloborateurs . Ainsi  on parle de : mondialisme ou de politique du chiffre . Mais derrière ces mots on entretient un flou artistique qui masque des responsables qui ne veulent pas être reconnus . Nous allons désigner ces apôtres du mondialisme "illuminé" .

   

en préambule

une définition de l'Ordre d'Orange sur Wikipédia

 

L’Ordre d’Orange (anglais : Orange Order, aussi connu sous le nom d’Ordre orangiste ou Institution d’Orange) est une organisation fraternelle protestante nord-irlandaise, organisée en loges, fondée en 1795 à Loughgall. Son nom est inspiré du titre de Guillaume III d’Angleterre, Prince d’Orange. Il s’oppose au fil des années à l’émancipation des catholiques puis à tous projets d’indépendance de l’Irlande. L’Ordre, qui supervise plusieurs organisations similaires, organise des parades pour commémorer différents événement de la Glorieuse Révolution, en particulier la Bataille de la Boyne, fêtée le 12 juillet. Des violences entre catholiques et protestants éclatent souvent lors de ces défilés. Bien que principalement présente en Irlande du Nord, l’Ordre possède des loges en Irlande, aux États-Unis et dans différents pays du Commonwealth[1].

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 REMARQUE

prolongement à venir :

Je vous invite à revenir sur cet article

autant de fois que vous ne le voyiez terminé ...

C'est ma façon fe faire .

 Voici une liste des sujets qui vont étayer ma thèse et que je vais ordonnancer pour tailler un costume au libéralisme élytisant originaire du pouvoir anglosaxon glorifié par quelques illuminés voulant gouverner le monde en applicant un satanisme qu'étaye entre autre la théorie de Darwin . Là ou le plus fort l'emporte . Je ferai ensuite une digression vers Mère Théresa en tant que concept . Mais n'attendez pas de ma part un quelquonque conformisme . Capable même de me faire l'avocat du Diable si le Diable est le Démon , cet Ange déchu qui révèle la connaissance . Car pour comprendre mon propos , il vous faut inventorier toutes ces conceptions avant de vous réfugier dans une déterminisme actuelle confortable et rassurant comme celui que vous insuffle vos sources restreintes de l'information polluée par une désinformation mondialisienne suppo du Siècle ou de tout autre illumination du pouvoir totale usurpé par quelques psychopatusiens de tout Ordre !

 

    LISTE DES THEMES ou LES RFERENCES TRANSVERSALES

 

pour cet article:

 

l'Origine du pouvoir mondialusien et ses complices

la révocation de l'Edit de Nantes

L'usurpation du territoire occupés par les Métis au Canada

les grands eugénistes Américains

le pouvoir financier mondialusien

la biotechnologie ...

 

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LES ORANGISTES AU CANADA

Louis Riel défenseur du peuple métis

 

Les exactions des anglosaxons contre le peuple métis .

une autre histoire de déportation !

une histoire de francophobie !

 une histoire de lutte entre le pouvoir canadien

et

des américains qui veulent toute l'Amérique .

  Au milieu du 19e siècle .

  Des colons pro-canadiens et des orangistes ontariens,

membres d'une société de protestants conservateurs,

      tentent de déloger les Métis du fort Garry.
 

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Au milieu du 19e siècle, les Métis, un peuple issu de mariages entre des voyageurs et des Amérindiennes, forment la principale population de la Terre de Rupert. Mais la vente au Canada de leur territoire par la Compagnie de la Baie d'Hudson et la venue de colons ontariens amènent les Métis à craindre la perte de leurs droits de propriété. En 1869, poussés à la résistance, ils nomment Louis Riel comme chef et s'emparent du fort Garry, centre du commerce de fourrures.

En 1992, l'historien Robert Comeau raconte la rébellion de la rivière Rouge.

De 1836 à 1869, la colonie de la rivière Rouge est administrée par la Compagnie de la Baie d'Hudson. À partir de 1867, l'entreprise négocie la vente de l'ensemble de son territoire au dominion du Canada, Ottawa envoie alors des arpenteurs sur les terres déjà occupées par les Métis. Le Canada nomme également un premier lieutenant-gouverneur du territoire, William McDougall.

Les émissaires du gouvernement sont mal reçus et les Métis empêchent McDougall d'entrer dans la colonie. Le 1er décembre 1869, devant l'agitation, le Canada renonce à prendre le contrôle de la colonie.

En novembre 1869, les Métis s'emparent du fort Garry. En décembre, ils créent un gouvernement provisoire.

Des colons pro-canadiens et des orangistes ontariens, membres d'une société de protestants conservateurs, tentent de déloger les Métis du fort Garry. Quelques orangistes sont faits prisonniers, dont Thomas Scott, d'origine irlandaise. Scott est jugé rapidement par un conseil de six Métis, puis le 4 mars 1870, il est exécuté. Louis Riel approuve la décision du tribunal militaire *. Au printemps, des Métis envoient des émissaires à Ottawa afin de négocier l'entrée de la colonie dans le Canada. (* le prétexte)

 

Résistance à la rivière Rouge

 
• Aîné d'une famille de neuf enfants, Louis Riel voit le jour le 22 octobre 1844 dans la colonie de la rivière Rouge, au sud de l'actuel Manitoba. Il a un huitième de sang indien par son arrière-grand-mère, une Chipewyan. Tous ses autres ancêtres sont Canadiens français.
 
• En 1858, Mgr Alexandre-Antonin Taché, l'évêque de Saint-Boniface, remarque la ferveur religieuse de Louis Riel. Afin d'en faire le premier prêtre métis, il lui paie ses études au collège de Montréal, chez les Sulpiciens.
 
• Le séjour montréalais de Riel se révèle enrichissant mais difficile. Il vit un chagrin d'amour avec une jeune femme, Marie-Julie Guermont, dont les parents refusent sa relation avec un Métis. En mars 1865, un an après la mort de son père, Riel abandonne ses idées de prêtrise et quitte les études.
• Louis Riel retourne dans l'Ouest, en juillet 1868, à l'âge de 24 ans. Les Métis le choisiront comme chef en raison de son éducation et pour son dynamisme.
En 1869, la colonie de la rivière Rouge compte environ 10 000 Métis et 700 Blancs. Les Métis, qui ont des ancêtres français, cris, ojibwés et parfois écossais, pratiquent la religion catholique.
L'ordre d'Orange est une société secrète fondée par des protestants irlandais en 1795, afin de commémorer la victoire de 1690 de Guillaume d'Orange sur les catholiques. Au 19e siècle, la société devient le lien principal entre le gouvernement britannique et les protestants d'Irlande. John A. MacDonald devient membre d'une branche canadienne des orangistes en 1844.

Résistance à la rivière Rouge

  Média : Radio

Émission : Au fil du temps

Date de diffusion : 9 janvier 1992

Invité(s) : Robert Comeau

Ressource(s) : André Champagne, Pierre Lambert

Durée : 20 min 24 s

Dernière modification :
5 juin 2006

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GEOPOLITIQUE

 

Les Anglosaxons évince l'Allemagne

et étendent leur emprise sur le proche Orient aussi !

 

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Genèse des relations entre le monde musulman et l’oligarchie euro-mondialiste

Par Pierre Hillard

Introduction

Dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid, un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes diplômé mais au chômage, Mohamed Bouazizi, se voit confisquer sa marchandise par la police locale le 17 décembre 2010. Par désespoir, il s’immole et succombe quelques jours plus tard à ses blessures. Sa mort entraîne des manifestations dans tout le pays conduisant à la chute du régime Ben Ali. L’effondrement du régime politique tunisien met le feu aux poudres à l’ensemble du monde musulman. Celui-ci gangréné par la corruption, le népotisme et les rivalités claniques a réagi telle une réaction chimique à un incident local. Ces événements sont révélateurs d’un malaise profond propre à l’ensemble de ce monde arabo-musulman. Ce printemps arabe commencé en janvier a pris de court l’ensemble de la sphère politique des pays européens, américains et asiatiques. Pourtant, nous pouvons assurer que ces événements n’ont sûrement pas surpris les élites mondialistes assurant la promotion ou la défection de ces politiciens chargés de nous diriger. En effet, en étudiant la genèse des textes émanant des cénacles européistes, onusiens ou encore de Fondations et de think-tanks, on observe une permanence dans les objectifs poursuivis. Il s’agit dans le cadre de cette philosophie d’instaurer un modèle propre aux référents de l’euro-mondialisme ; c’est-à-dire le primat du marché et la déification de l’homme. Ces Etats musulmans doivent procéder à une véritable mue en se fragmentant et en adoptant des mesures compatibles avec la doctrine mondialiste concernant des secteurs aussi variés que la politique, l’économie, la société civile, l’éducation ou encore la justice.

Cependant, ce changement radical oblige à une refonte complète des structures propres à la civilisation musulmane …. et c’est là où le bât blesse. En effet, l’Islam se caractérise par une fusion du pouvoir spirituel et temporel à la différence d’un Occident jadis chrétien dont les principes reposaient sur une distinction de ces deux éléments. Une forme de fatalisme régit aussi les structures mentales musulmanes. Le principe musulman « c’était écrit » (le Mektoub) restreint la liberté de l’homme dont les actes sont fixés de toute éternité par Dieu. En contre partie, le monde occidental est affligé de vices hautement contaminant. En effet, on assiste, depuis la deuxième moitié du XXè siècle, à une véritable bascule des structures et référents propres à l’âme européenne depuis des siècles. Ainsi, un laïcisme forcené d’essence quasi religieuse et conduisant à une évacuation du divin exalte la primauté des droits de l’homme. Inévitablement, une mutation bouleversant les structures politiques et mentales des pays européens se met en place. C’est donc un Occident déséquilibré dans ses structures religieuses, philosophiques, psychologiques et drogué aux richesses temporelles ainsi qu’à l’Hédonisme qui cherche à imposer son modèle : le primat de l’homme et un matérialisme outrancié. Nous assistons donc à la confrontation de deux modèles radicalement opposés. La rencontre de ces deux mondes ne peut conduire qu’à des étincelles ouvrant la voie à la lutte entre deux métaphysiques. Leur coexistence est impossible. L’une doit disparaître au profit de l’autre. L’objectif de cette étude ne consiste pas à étudier dans les détails le déroulement de ces révolutions arabes même s’il nous arrivera d’évoquer tel ou tel point. En effet, ce que nous voyons n’est que la conséquence d’un long travail de sape. Il est bien plus intéressant de rappeler l’existence de ces grands et profonds courants sous-marins qui modèlent et déterminent l’avenir de centaines de millions de musulmans et, inévitablement, l’avenir des peuples européens et du monde entier. Même si les premiers contacts et les antagonismes entre ces deux mondes remontent au temps des croisades et de la Reconquista prolongés par la politique ottomane dans les Balkans du XVè siècle au XVIIIè siècle, nous traiterons des ambitions et des objectifs géopolitiques poursuivis à l’époque moderne entre les deux rives de la Méditerranée de la fin du XIXè siècle jusqu’en 2011. C’est pourquoi, nous étudierons dans un premier temps les projets anciens politico-stratégiques animant les élites mondialistes du XIXè siècle jusqu’à la Première guerre mondiale. Ensuite, nous aborderons les travaux patiemment élaborés au sein des instances européennes afin d’arrimer ce monde musulman au nouvel ordre mondial. Enfin, nous traiterons les stratégies développées au sein des enceintes mondialistes concernant les enjeux politico-énergétiques en terre d’Islam et les remaniements territoriaux envisagés des années 1950 jusqu’au début du XXIè siècle.

 

Première partie

Les premières ambitions euro-mondialistes en terre d’Islam

 

A) Le chemin de fer Berlin-Bagdad (le Bagdad-Bahn)

La fin de la deuxième moitié du XIXè siècle voit deux grandes puissances européennes s’affronter en terre d’Islam, plus précisément au Proche-Orient : l’Empire britannique et le IIè Reich de Guillaume II. Cette rivalité germano-britannique est très largement ignorée en France. Et pourtant, la compréhension profonde des antagonismes entre la thalassocratie britannique et la puissance terrestre allemande est capitale à connaître car elle a déterminé la Première guerre mondiale comme nous allons le voir. La compréhension de cette époque permet aussi de mieux saisir les enjeux de la guerre des Balkans à la fin du XXè siècle. En effet, les rivalités entre ces deux Empires s’expliquent en raison des volontés de contrôle, de production et d’acheminement d’une nouvelle énergie se substituant au charbon : le pétrole. Au tournant du XIXè siècle et du XXè siècle, la puissance maritime anglaise, maîtresse d’environ un cinquième des terres émergées, a besoin de maîtriser cette nouvelle énergie afin de conserver sa suprématie. En contre partie, le jeune Empire allemand dont l’unité politique est récente (18 janvier 1871) cherche à obtenir une « place au soleil » selon les propres termes de l’empereur Guillaume II. Cette Allemagne au développement économique vertigineux se doit de trouver de nombreux marchés capables d’absorber les excédents de l’industrie germanique. Dès 1889, une véritable révolution se produit avec la naissance de liens politiques, économiques et militaires entre le IIè Reich et l’Empire Ottoman. La visite de Guillaume II à Istanbul en 1898 renforce ces liens. Le monde turc d’alors est bien plus vaste que l’actuelle Turquie. En effet, son territoire s’étend sur toute la péninsule arabique ; c’est-à-dire un ensemble appelé à se fragmenter après la guerre de 14-18 et qui a permis la naissance de l’Irak, du Koweït ou encore de l’Arabie Saoudite. L’existence prouvée de vastes réserves de pétrole en Mésopotamie au niveau de Mossoul et de Kirkouk aiguise les appétits germano-anglais. Déjà, l’Empire britannique a réussi à mettre la main sur de nombreux gisements pétroliers en Perse (actuel Iran) grâce à l’entremise d’un espion britannique, Sidney Reilly (né Sigmund Georgjevich Rosenblum)[1]. Son action permit la création d’une grande compagnie pétrolière britannique : l’Anglo-Persian Oil Company.

Cependant, cette victoire britannique était insuffisante. En effet, du fait des liens germano-turcs, Berlin mettait la pression pour réussir la construction d’une voie ferrée immense à partir des années 1890, le Bagdad-Bahn. Partant de Hambourg, passant par Berlin, traversant l’Empire d’Autriche-Hongrie allié du IIè Reich, cette voie ferrée était obligée pour des raisons techniques et géographiques de passer par la Serbie, alliée de la France et de la Grande-Bretagne, ennemie farouche du monde germanophone. La Serbie constituait le talon d’Achille pour l’Empire allemand. Cette voie, véritable cordon ombilical, traversait la Bulgarie (alliée de l’Allemagne) puis zigzaguait à travers toutes les vallées du territoire ottoman pour longer ensuite le territoire du Tigre et de l’Euphrate riche en pétrole. Elle devait par la suite aboutir jusqu’au Golfe persique (actuel Koweït). Berlin envisageait de construire une base navale qui aurait menacé mortellement la « perle de l’Empire », les Indes britanniques. Outre le renforcement économique dans tous les domaines entre Istanbul et Berlin et la naissance d’une forme d’union douanière au profit de l’Allemagne entre tous les pays traversés par cette voie[2], cette dernière représentait un véritable oléoduc sur rail qui aurait, si le projet allait à son terme, assuré au IIè Reich une indépendance énergétique complète face à ses rivaux anglais, américain, français et russe. C’est donc une lutte à mort qui s’est engagée entre les Allemands et les Anglais. L’Empire britannique jouant sa place de première puissance ne pouvait pas admettre la réussite de l’Allemagne. Le Times de Londres du 3 octobre 1899 et le Financial News du 6 octobre 1899 révèlent, comme le rapporte l’économiste William Engdahl, « les fortes vues géopolitiques des milieux dirigeants de la politique étrangère britannique vis-à-vis du projet allemand de chemin de fer vers Bagdad »[3]. Il ne faut donc pas s’étonner de voir Londres s’opposer avec acharnement au projet allemand, en particulier, par l’intermédiaire des guerres balkaniques au cours de la décennie précédant la guerre de 1914. Comme nous l’avons écrit, la Serbie alliée à la France et à la Grande-Bretagne représentait le talon d’Achille des ambitions allemandes car ce pays représentait le point de jonction pour établir une ligne ferroviaire complète entre, d’un côté, le bloc continental européen et, d’autre part, l’Asie occidentale à partir des rives du Bosphore. Ces guerres multiples entre la Bulgarie, la Serbie, la Roumanie etc et à combinaisons multiples freinaient et entravaient l’achèvement complet du Bagdad-Bahn. Il n’est donc pas étonnant de lire les propos du conseiller militaire anglais, R.G.D Laffan, au service de l’armée serbe avertissant que « si Berlin-Bagdad se réalisait, un énorme bloc de territoires continentaux inexpugnables par une puissance maritime et produisant toutes sortes de richesses économiques serait unifié sous l’autorité allemande (…) », ajoutant que « par cette barrière, la Russie serait coupée de la Grande-Bretagne et de la France, ses amis occidentaux (…). A cette distance, les armées allemandes et turques pourraient facilement mettre en danger nos intérêts égyptiens et, par le Golfe persique, notre Empire des Indes serait menacé. Le port d’Alexandrette et le contrôle des Dardanelles donneraient bientôt à l’Allemagne une puissance navale énorme en Méditerranée (…). Un coup d’œil à la carte du monde nous montre comment la chaîne des Etats s’étire de Berlin à Bagdad : l’Empire germanique, l’Empire austro-hongrois, la Bulgarie, la Turquie. Une seule petite bande de territoire bloque la voie et empêche les deux extrémités de la chaîne de se rejoindre : la Serbie. La Serbie est petite, mais reste rebelle entre l’Allemagne et les grands ports de Constantinople et Salonique, gardienne des portes de l’Orient … La Serbie est véritablement la première ligne de défense de nos possessions orientales. Si elle venait à être brisée ou attirée dans le système Berlin-Bagdad, notre vaste empire mal défendu subirait rapidement le choc de la pression germanique vers l’Est ». L’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, contre l’héritier du trône d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand allume la guerre dans toute l’Europe. En fait, cette guerre permet à l’Angleterre de jouer son va-tout. En effet, même si la guerre épuise des forces humaines et matérielles au Nord-Est de la France et sur le front russe ; l’Angleterre ne perd pas de vue que les intérêts de sa politique passent par l’anéantissement du Bagdad-Bahn. Il s’agit de détruire de fond en comble le projet allemand du contrôle de production et d’acheminement du pétrole en provenance de Mésopotamie et empêcher l’émergence d’un bloc continental économiquement unifié allant de Hambourg jusqu’aux rives du Chatt-el-arab.

 

Pierre Hillard, pour Mecanopolis

Pierre Hillard est docteur en science politique et essayiste français. Il a fait des études d’histoire, de sciences politiques et d’études stratégiques. Spécialiste du « mondialisme », il est notamment l’auteur de Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions (2004), de La Décomposition des nations européennes : de l’union euro-atlantique à l’État mondial (2005), et de La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial (2007).

 

La version complète du Rapport de Pierre Hillard sur le Mondialisme est en vente au prix de 5 euros. Ce montant est versé dans son intégralité à l’auteur. Mecanopolis ne perçoit pas un centime sur ce genre d’opération car notre objectif est de pouvoir contribuer à ce que des intellectuels comme lui puissent, sinon vivre de leur travail, continuer à trouver le temps pour amener à une plus grande compréhension de notre monde en pleine mutation.

 

 

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