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La grève des boutons - Méru 1909

Lougris qui rêve
article en construction
Cet article peut être actualisé chaque jour
préférant ainsi être présenté par épisodes .
actualisé le 31 mars 11h36
objectif : description d'une logique capitaliste mercantile
 
La grève des boutons - Méru 1909
 
            
POUR RESISTER A LA CONCURRENCE !
l'argument sempiternel
du "patron"
 
1909,
une date dans l'histoire de Méru  
  
 
En mars 1909, la grève des boutonniers ( industrie qui occupait la majeure partie des ouvriers de Méru et des environs ) naquit d'une surproduction liée à la mécanisation et de la dénonciation d'un accord syndicat-patrons qui eut pour conséquence une baisse importante des salaires ouvriers. Le conflit embrasa toute la région.
Les leaders de la C.G.T vinrent à Méru soutenir la lutte des grévistes, la troupe commandée par le général Joffre occupa Méru.            
Génèse des évènements.

Le 3 mars 1909 à Andeville, l'industriel Schindler affiche de nouveaux salaires amputés du tiers "pour résister à la concurrence".

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Le soir même, les quatre grandes fabriques du village sont en grève. En une semaine, le mouvement s'étend à tout le canton: Méru (6 mars), Lormaison, Saint-Crépin, Amblainville, Fresneaux, Lardières, Montherlant (9 mars), Laboissière, Petit-Fercourt, La Villeneuve-le-Roy (10 mars), Valdampierre et Corbeil-Cerf (11 mars), Esches et Le Déluge. Seules les communes d'Ivry-le-Temple et du Mesnil-Théribus ne suivent pas. L'intransigeance patronale bloque les négociations. L'atmosphère se tend et le ton monte. Durant la nuit du 27 au 28 mars, la maison de l'industriel Potelle, les usines Marchand et Lignez sont attaquées. Le 28, les gendarmes chargent la manifestation réunie à Amblainville et blessent 20 personnes. La résidence cossue de M. Doudelle, vice-président du syndicat patronal, est le soir même mise à sac par des manifestants inconnus.


 

  A la suitnulle d'incidents multiples, le Préfet et le gouvernement Clémenceau envoient l'armée, procédure courante au début de ce siècle. Hussards, cuirassiers, chasseurs, dragons, sont répartis en une trentaine de pelotons dans les villages du canton, sous l'autorité du général Nicolas. L'armée ferme les cafés, où se réunissaient les grévistes, et multiplie les arrestations de syndicalistes accusés de troubles et sabotages ( la grève est légale depuis 1865, et le syndicalisme aussi ). Le futur maréchal de France et vainqueur de la Marne, Joffre vient superviser cette "campagne de Méru".

Le 14 avril, la grève est générale et touche aussi les autres corps de métiers. 6000 personnes assistent au meeting où prennent la parole J.B. Platel et Niel, secrétaire général de la C.G.T. La brutalité de la répression a fait du mouvement revendicatif des boutonniers de Méru un conflit social de caractère national. Des dirigeants nationaux de la C.G.T. viennent à plusieurs reprises participer aux rassemblements et soutenir les grévistes, même si certains d'entre eux, de tendance "réformiste", sont en désaccord avec les actions individuelles à l'encontre des patrons et des non grévistes. La grève des boutonniers de 1909 est un des derniers exemples en France d'un mouvement populaire important fortement influencé par l'anarchisme, répondant à une intransigeance patronale très marquée.


 

   Le 23 avril, le Préfet fait accepter par la majorité des patrons le tarif pratiqué à Andeville en 1908. Mais il y a encore 1100 grévistes le 24, 2000 le 3 mai, et 1000 le 6 mai. 3000 personnes participent au meeting du ler mai à Méru.

La grève se termine avec les dernières résistances patronales. Le 4 mai à Méru, le 20 mai à Andeville et le 10 juin pour les 107 derniers grévistes. Le 3 juin, les soldats ont quitté Méru. A la fin mai, la grève est terminée dans toutes les usines du secteur par ce qui peut apparaître une victoirenull des ouvriers sur l'obstination patronale. En fait, dès 1910, les ateliers asphyxiés par la concurrence étrangère commencent à fermer les uns après les autres. La première guerre mondiale, de 1914 à 1918, porte un coup décisif à l'industrie boutonnière de la région de Méru. Nombre d'ateliers ne redémarrent pas en 1918, ayant perdu à la fois main d'oeuvre qualifiée et débouchés en raison de changements des goûts du public.

 

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voir aussi    

echo.levillage.org

    greve-meru-les-femmes-01.JPG

 

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Vu sur le site 

Delcampe-carte-postale-01.JPG

     

Delcampe-grevistes-Meru-prisonniers-01.JPG

     Les forces de l'ordre emmenant les grévistes à la gendarmerie de la Boissière .

 

Delcampe-carte-postale-ouvrier-01909.JPG  Les troubles de Méru 1909

Les grévistes attendent les délégués de la CGT

 

 

Le musée de la nacre à Méru

http://www.musee-nacre.com/    

musee-nacre-01.JPG

 

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suite rédigé le 31 mars

 

LES THESES ECONOMIQUES

 

les sujets qui seront aborbés :

libéralisme

néo-libéralisme

concurrence ...

 

Définition de la concurrence

Wikipédia

 

extrait :   

Concurrence

 

     

mon commentaire interlinéaire:

rappelez-vous l'entête de cet article

     POUR RESISTER A LA CONCURRENCE !

l'argument sempiternel  du "patron"

 

C'est une compétition, un combat entre deux entités (individus, partis politiques, entreprises, athlètes, ...) poursuivant le même but.

 

Ainsi le terme concurrence permet d'ajouter le principe d'antagonisme et de gagnant unique à l'idée de compétition dans laquelle il est surtout question de faire de son mieux.

 

Les antonyme (les contraires) de la concurrence sont l'entraide, l'association, la coopération.

 

Etymologie

 

Issu du verbe latin "concurrere", le terme signifie au XVIesiècle « accourir avec » , « accourir ensemble » dans le langage juridique de l'époque l'idée de «venir en concurrence».

 

Enjeux de la concurrence

 

L'évolution moderne du terme - notamment en économie - a donné lieu à différentes interprétations :

 

Vision libérale

 

Pour certains, une situation de «concurrence économique » est hautement souhaitable. Dans la tradition libérale, elle est un aspect de la liberté individuelle et donne non seulement le droit mais aussi la possibilité matérielle aux agents économiques de pouvoir faire des choix.
Elle correspond à une situation de libre confrontation entre l'offre et la demande sur un marché :

 

  • Plusieurs agents proposent de vendre des biens ou des services équivalents ou substituables : elle est facteur d'innovation.

  • Les clients potentiels peuvent choisir entre les différents produits proposés et accessibles (à moins qu'ils ne consomment ceux qu'ils produisent eux-mêmes).

  • La concurrence favorise l’adaptation permanente entre offre et demande : les agents économiques peuvent utiliser leur raison. « La concurrence est ce qui oblige les gens à agir rationnellement.»

  • Elle est la source du juste prix : « c’est la concurrence qui met un juste prix aux marchandises, et qui établit les vrais rapports entre elles » (Montesquieu).

  • D'autres écoles insistent sur la concurrence comme processus d'innovation (Friedrich Hayek) ou de destruction créatrice (Joseph Schumpeter).

    Suite sur WIKIPEDIA

 

 

Mon commentaire

En résumé :

La concurrence a pour contraire l'entraide, l'association, la coopération . On a ici le raccourci de nombre de thèses que j'ai développées dans mes articles. On passe de Darwin à mère Théresa avec des détours vers le satanisme qui motive nos oligarques illuminés ou colaborateurs de quelques "grand-maîtres"! ... Tout le pannel des antagonismes qui fondent le monde économique néo-libérale issu de théories référencées et utilisées par des patrons sans foi ni loi pour satisfaire leur soif de pouvoir bien au-delà de toute cupidité mais bien proche d'un esclavage modernisé. Et l'on voit bien dans cette définition tous les argumentaires pour étayer une pensée soit disant cohérente pour faire fonctionner le marché . En fait les maîtres du monde reconvertis en "pseudo démocrates"  dans l'après 1945 avec la refonte d'un "supra pouvoir" modernisé qui s'appelle le parlement européens , autrement dit une délégation du "mondialisme", n'ont que faire de ces thèses qui ne sont que des outils vers le créations d'un société mondiale totalitaire . Avec l'argument que la fin des errances historiques de l'humanité passe par la création de ce monde unique (pensée unique) ! Seul le petit patron égoïste n'a pas pas encore compris qu'il est lui aussi l'esclave de quelque "grand maître" qui le conduira au burn-out . Toutes les théories qui ont fondé le système économique actuel s'accomodent seulement de la dérèglementation qui lui permet de fonctionner sur le principe falacieux d'une concurrence qui va s'équilibrer d'elle-même ! Mais c'est du mensonge . C'est pour cela que nos libéraux s'évertuent à casser toutes les structures sociales acquises par les luttes sociales. Car la concurrence sans bornes n'est jamais loin de la déloyauté ... 

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    Clin d'oeil à Louis Pergaud

LA GUERRE DES BOUTONS

Wikipédia

   

Louis Pergaud

 

La Guerre des boutons, roman de ma douzième année (titre complet) est un roman français écrit par Louis Pergaud et publié en 1912. Il décrit la « guerre » que se livrent les bandes d'enfants de deux villages rivaux, Longeverne Landresse et Velrans, dans la campagne française de la fin du xixe siècle. Il s'est inspiré de la vie dans le village de Landresse (Doubs) où il a enseigné pendant deux ans. Le titre vient du butin de cette guerre, constitué en majorité par les boutons dont les vaincus sont dépouillés par les vainqueurs. Le récit, pour la plus grande partie, raconte l'histoire du point de vue des enfants de Longeverne.

Comme à chaque automne et chaque hiver, les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l'Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci, à coups de bâtons, de cailloux et surtout de coups de pieds et de poings.

L’humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l’ennemi : ils sont en fait dépouillés de leurs boutons, agrafes, lacets, etc., afin de les obliger à rentrer dépenaillés chez eux et de risquer une engueulade parentale, qui se termine généralement par une correction.

Au fil des défaites et des revanches, des différentes idées de Lebrac pour éviter les désagréments de la défaite, les tactiques pour emporter la victoire, des scènes cocasses se succèdent. L'on voit notamment les enfants faire la guerre nus, pour éviter d'abimer leurs vêtements, puis se faire recoudre par les filles du village, sans oublier de jouer des tours pendables à leurs ennemis en dehors des batailles…

Lire la suite sur Wikipédia

 

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A SUIVRE

 

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