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La pêche en mer - surexploitation et protection

Lougris qui rêve

 

 

 

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Les dons précieux de la nature

Jean Marie Pelt

J'ai lu

page 85

 

La pêche en mer s'est d'abord attaquée aux espèces vivant sur le plateau continental jusqu'à des profondeurs situées entre 300 et 700 mètres. Puis les marins-pêcheurs sont descendus plus bas et ont exploité les fonds moyens. Dans ces écosystèmes très différents de ceux de la surfaces, les renouvellements sont lents, et la maturité sexuelle tardive, rarement avant 40 ans. La durée théorique de vie du capitaine, poisson des profondeurs, est de l'ordre de soixante ans ; celle de l' empereur est plus élevé encore. Elle pourrait atteindre 140 ans, faisant de ce poisson un champion de longévité, comme la tortue ou le perroquet. Mais en raison de la surpêche, ces poissons ne vivent plus aussi vieux. Ici, plus de records du monde battus : le plus grand thon rouge, le plus grand espadon, le plus grand turbot ont tous été pêchés avant 1950. Comme ces poissons grandissent toute leur vie, il en résulte que la surpêche condamne les poissons à ne jamais devenir gros, ni vieux !

Le recours aux poissons des grands fonds ne remonte guère à plus d'une quinzaine d'années. Dix pays seulement, dont la France, pratiquent ces pêches qui concernent huit espèces : l'empereur, le flétan du Groenland, le grenadier de roche, le hoki, la ligue bleue, le sabre noir, le sébaste et le requin siki, presque tous inconnus du grand public, d'autant qu'ils sont vendus dans les supermarchés sous forme de filets. Les chaluts utilisés pour leur capture dévastent les écosystèmes fragiles des grands fonds de sorte que le flétan du Groenland et le sébaste, les plus péchés, sont d'ores et déjà menacés. Un projet de moratoire concernant la pêche dans les grands fonds, soutenu par bon nombre de scientifiques et appuyé par Greenpeace et le WWF, est en cours de discussion à l'ONU.

 

L'Atlantique-Nord, zone de pêche la plus fréquentée, est aussi la plus menacée : 60 % des stocks y sont exploités à fond, 22 % surexploités, et 18 % quasi épuisés. Le thon rouge de Méditerranée va bientôt figurer dans cette catégorie, massivement exporté qu'il est au Japon, pays grand amateur de sushis. L'Union européenne s'en préoccupe fortement et on y débat de l'hypothèse d'une interdiction de ces pêches au thon.

 

Les initiatives heureuses, comme celle de ces pêcheurs du cap Roux, sur la Côte d'Azur, méritent d'être mises en exergue : ils décidèrent de respecter une aire de protection absolue afin de permettre à cette petite zone de la Méditerranée de reconstituer ses stocks, de thons en particulier. Cette pratique se développe aussi sur la grande barrière de corail australienne.

 

 

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Tous les poissons de mer

 

  

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  cap roux - zone de pêche protégée 

 un exemple réussi

 

 

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